Face à tant d'enthousiasme, le président Daniel Gesta ne pouvait être que satisfait.

La MSA-MPS mise sur les jeunes

Pour son assemblée générale annuelle, la MSA-Midi Pyrénées Sud (MSA-MPS) a choisi de mettre en valeur les jeunes et les actions qu’elle mène en leur faveur sur les territoires. Réunis au Parc des expositions du Comminges jeudi 26 avril, les 150 participants à la journée ont pu assister à une table ronde ouverte et dynamique. Clémence Biard, présidente des Jeunes agriculteurs de l’Ariège et présidente de l’échelon local des Pyrénées cathares, a salué l’aide au répit professionnel mise en place en 2017. Cette aide a été particulièrement appréciée lors d’une attaque de l’ours conséquente l’été dernier. 200 brebis avaient déroché en pleine saison des foins. Grâce à cette aide, les éleveurs ont bénéficié de la présence des agents du service de remplacement.
Les demandes sont étudiées et accordées au cas par cas. 101 demandes ont ainsi reçu un avis sur le seul département de l’Ariège, ce qui représente sur l’année plus de 7.000 heures de remplacement. Benjamin Constant, membre du bureau des Jeunes agriculteurs du Gers et élu à la MSA-MPS, a insisté sur l’intérêt d’une telle mesure lors des deux épisodes d’Influenza aviaire. Sylvain Loumagne, salarié agricole et administrateur MSA-MPS, a rappelé que la MSA intervenait fréquemment sur les domaines de la santé, la sécurité au travail et l’évaluation des risques professionnels. Une question capitale quand on sait que dans un accident de travail sur deux concernant un salarié, la victime a moins d’un an d’ancienneté.

Cette assemblée générale a vu la passation entre Thierry Mauhourat, directeur général de la MSA MPS (à droite), et Sébastien Bismuth-Kimpe, son successeur au même poste à compter du 1er mai 2018.
Cette assemblée générale a vu la passation entre Thierry Mauhourat, directeur général de la MSA MPS (à droite), et Sébastien Bismuth-Kimpe,
son successeur au même poste à compter du 1er mai 2018.

Jean-François Doumeng, membre du bureau des Jeunes agriculteurs de la Haute-Garonne, a soulevé une autre facette du soutien de la MSA auprès des jeunes, au moment de leur installation au travers des allègements de charge. « Entre 18 et 35 ans, nos besoins ne sont pas les mêmes, la MSA sait être à l’écoute, à nous de savoir l’apprécier. » Il a également tenu à remercier la Mutualité pour l’accompagnement et les animations de prévention proposées lors événements festifs, tels que les concours de labour.

La famille aussi

Au-delà de ces appuis sur le volet professionnel, la MSA permet aux familles de bénéficier d’un certain nombre d’aides. Ainsi, Sylvain Loumagne a reçu une aide pour les sorties scolaires de ses enfants. Ce père de famille a également suivi les démarches « très simples » pour recevoir le chéquier vacances, qu’il a utilisé dans des parcs de loisirs. Mathieu Coroyer, salarié agricole et
élu MSA, a énuméré les différents dispositifs auxquels il avait eu droit depuis la naissance de ses enfants : le chèque naissance, l’allocation de rentrée scolaire, les bilans buccodentaires,…
Il a insisté sur l’intérêt d’affilier ses enfants à la MSA, pour lui plus intéressante que le régime général quand la question se pose dans un couple. Il a été rejoint par Christian Lafitte, président par alternance du CPASS (Comité paritaire d’action sanitaire et sociale) : « Nous menons une politique d’action sociale volontariste. Le conseil d’administration de la MSA-MPS souhaite soutenir les familles des territoires ruraux. Pour cela, il offre des services qui ne sont pas parachutés du niveau national mais bien adaptés à notre contexte local. » Ainsi, l’organisation d’une demi-journée dédiée aux familles est dans les tuyaux pour les agriculteurs du Gers. Benjamin Constant l’a annoncé : « La MSA se doit de faire du concret. Cette manifestation aura lieu à  l’automne. Santé, sécurité au travail, alimentation,.. tous les aspects de la vie quotidienne seront abordés. »

Publié le 8 mai 2018