Du lait plus transparent

Par Marie-Laure Chabalier • 26 jan, 2018 • Catégorie: •

Lactalis, premier groupe industriel laitier au monde, traverse une crise majeure depuis quelques semaines. Une contamination à la salmonelle a été détectée dans des boîtes de poudre de lait infantile. Passés les rappels de produits successifs qui ont mis en exergue l’absence de transparence de l’entreprise et les manques certains dans la gestion des approvisionnements chez les distributeurs, l’ampleur médiatique prise par cette affaire a de quoi surprendre.

Bien sûr, la santé des nourrissons est essentielle et n’est pas négociable. Aujourd’hui, l’usine de Craon est fermée et doit le rester tant que toute la lumière n’a pas été faite sur cette contamination. Constaté sur un seul site, ce problème sanitaire constitue une affaire interne à Lactalis. Il jette pourtant le discrédit sur tout un groupe industriel qui s’est construit sur l’excellence de la production française. Les contrôles nombreux et rigoureux auxquels nous nous soumettons nous obligent à travailler en toute transparence… pratique qui est loin d’être honorée par Lactalis.

Aujourd’hui, le groupe s’est engagé à maintenir ses prix payés aux producteurs en dépit de l’arrêt de l’usine. Il ne pouvait en être autrement.Hasard du calendrier : cette crise est intervenue alors qu’était signé le contrat de filière « France,Terre de lait », bâti au cours des États généraux de l’alimentation. Nous demandons que Lactalis montre l’exemple et tire les prix vers le haut. Car même si la conjoncture 2018 s’annonce meilleure que les années précédentes, on est encore très loin du compte. Sans nous, producteurs laitiers, Lactalis…et les autres n’existeraient pas.

Jean Doumeng
Administrateur FRPL
Vice-Président de la Chambre d’agriculture