Collectivités territoriales et organisations professionnelles ont débattu lors de la table-ronde.

Produit sur son 31 souhaite passer à la vitesse supérieure

Publié le 22 avril 2018.

Alors que l’association « Produit sur son 31 » vient de clôturer sa 5e année d’exercice, l’association a profité de son assemblée générale annuelle pour se projeter vers l’avenir.
La phase de genèse terminée, l’association s’inscrit désormais dans une phase de construction à plus long terme. Pour mémoire, elle regroupe des agriculteurs de Haute-Garonne et du Tarn principalement, pour leur offrir un débouché local. Pour cela, elle gère une plateforme de distribution à destination de la restauration collective, les magasins et de la restauration commerciale. « Produit sur son 31 » souhaite poursuivre sa démarche sur cette lancée et progresser grâce à l’expérience acquise.
Vendredi 23 mars, elle a réuni producteurs et partenaires pour l’assemblée générale dans les locaux de la Chambre d’agriculture à Toulouse. Les débats ont porté sur les orientations à prendre pour les deux prochaines années. Alors que les producteurs répondent présents et que leur nombre ne cesse d’augmenter (180 à ce jour), les questions logistiques et les barrières administratives liées aux marchés publics freinent la progression des volumes. Un paradoxe souligné par Serge Bouscatel, président de l’association, alors que les États généraux de l’alimentation, et de façon plus générale les consommateurs, expriment une demande forte pour des produits locaux de qualité. A fortiori dans la restauration collective où la marge de progrès semble être la plus probante. De quoi frustrer les producteurs qui ne demandent qu’à livrer, comme le résume Serge Bouscatel : « tout le monde est convaincu, les intentions sont louables, mais c’est maintenant qu’on a besoin d’augmenter les volumes. »

Un accès semé d’embûches

Lors de la table-ronde qui a réuni collectivités territoriales, consommateurs et producteurs, les intervenants ont échangé comment permettre aux producteurs de répondre aux appels d’offres, dont l’accès est semé d’embûches. Allotir le cahier des charges, et donc travailler en amont avec la collectivité pour une offre quasi sur-mesure, semble être la meilleure façon pour l’association de pouvoir répondre de façon fructueuse aux marchés publics.