Yves Soum (au centre), lors du Concours de bovins de boucherie 2015.

Le Concours Vaches grasses vu par ses partenaires 1/2

Publié le 24 juin 2016

Les éleveurs ont déjà commencé à engraisser leurs animaux pour le concours de bovins de boucherie du Comminges 2016. Celui-ci aura lieu comme d’habitude sur le site de l’abattoir de St Gaudens, le 15 septembre prochain. Nous vous proposons, à cette occasion, de faire une série de reportages sur des acteurs du concours que l’on a moins l’habitude de mettre en avant, mais qui sont pourtant indissociables du succès que rencontre cet évènement depuis sa création en 2009. Pour ce premier zoom, nous avons rencontré Yves Soum, technico-commercial du groupement de producteurs Synergie Bétail et Viande.

Synergie s’investit à tous les niveaux

Yves Soum est un habitué du concours de St Gaudens. Depuis la 1ère édition, il accompagne et conseille les éleveurs adhérents du groupement coopératif de producteurs qui participent à la compétition. Ils sont ainsi une quinzaine, en moyenne,  à présenter un ou plusieurs animaux à chaque édition. « Même si l’engraissement n’est pas la principale activité de Synergie, qui reste le broutard, il en représente tout de même une part importante », précise-t-il. « C’est pourquoi nous ne pouvions pas laisser passer un concours comme celui de St Gaudens sans nous investir. » Une implication qui se fait à tous les stades de l’évènement.

De fait, Yves Soum et son collègue Patrick Duprat pour la partie Veaux sous la Mère, sont régulièrement sollicités, lors de leur passage chez les éleveurs adhérents, pour la sélection d’animaux aptes à participer au concours. De même, une fois les bovins inscrits, les techniciens assurent un suivi et conseillent les éleveurs tout au long de l’engraissement. Le jour du concours, les deux hommes n’hésitent pas, non plus, à donner un coup de main aux organisateurs. Synergie va enfin jusqu’au bout de sa logique, en achetant chaque année vingt-cinq bêtes à la barre. « Les animaux que nous achetons à St Gaudens sont commercialisés localement », explique Yves Soum. « Ils sont destinés à des bouchers abatteurs, des sociétés d’abattage ou deux chevillards de Saint-Gaudens: la SARL Mathieu et Jucla Viandes. Nous commercialisons également pour la filière Intermarché, Arcadie à Auch, Bigard Distribution à Carcassonne. Nous travaillons également avec des sociétés plus éloignées de notre zone, dans l’Ariège, l’Aude et les Pyrénées Orientales. »

L’engraissement a toujours de l’avenir

Les achats de bêtes du concours se préparent à l’avance, en fonction des besoins de leurs clients et de l’offre proposée par les adhérents de Synergie. Cette année risque d’être compliquée, selon Yves Soum. Avec une consommation nationale en baisse sur les viandes de qualité supérieure, les problèmes d’écoulement et de retard dans les sorties d’animaux se répercutent sur les prix.  Mais Synergie fera le maximum pour mettre en marché les animaux de ses adhérents et au meilleur prix.

« Nous avons une politique d’engraissement depuis longtemps et nous y croyons toujours », insiste-t-il. « Avoir de naisseurs/engraisseurs reste un atout important pour notre région. Nous avons les outils d’abattage nécessaire. Nos éleveurs ont le potentiel de production, avec l’essentiel de l’alimentation disponible sur place. Enfin, la plupart des animaux engraissés ici sont consommés localement, ce qui amène des emplois et de la valeur ajoutée à notre terroir. Je remarque enfin que les éleveurs qui étaient réticents, au début, à s’engager dans le concours se sont tous pris au jeu et y reviennent. C’est bien la preuve qu’il faut continuer à travailler ce schéma. »

 

Commentaires fermés.