Les finalistes retrouveront les mêmes épreuves à Paris qu’aux sélections régionales et départementales.

‘‘Bêle’’ journée à Saint-Gaudens

70 jeunes ont participé aux Ovinpiades Occitanie sur l’exploitation pédagogique du lycée agricole de Saint-Gaudens. L’évènement constituait l’étape régionale avant la finale à Paris qui décernera le titre de meilleur jeune berger de France.

Ils avaient fait le déplacement de Saint-Affrique et Rodez (12), Albi et Flamarens (81), Vic-en-Bigorre (65), Pamiers (09), Castelnaudary (11), Marvejols et Saint-Chély d’Apcher (48), Figeac et Gramat (46) et bien sûr de Saint-Gaudens. Âgés de 16 à 24 ans, tous avaient passé avec brio les sélections départementales du concours des Ovinpiades des jeunes bergers. Cette  compétition organisée par Interbev Ovins et l’ensemble de la filière ovine pour la 13e année, promeut le métier d’éleveur ovin et entend susciter de nouvelles vocations auprès des élèves  des établissements d’enseignement agricole. Tous rêvaient de se classer parmi les quatre premiers pour être invités à la finale nationale en février à Paris et participer – la plupart pour la  première fois – au Salon international de l’agriculture.

Les 70 candidats étaient arrivés la veille pour se mettre dans le bain. Ils en avaient profité pour visiter l’abattoir de Saint-Gaudens, l’organisme de sélection des races des Pyrénées centrales et un élevage transhumant. Le soir, ils ont échangé autour du thème : « Produire de l’agneau en Occitanie : des opportunités gagnantes ». Jeudi 18 janvier, sous un soleil radieux, chacun est  prêt, encouragé par ses amis, parents et enseignants.
Les candidats se confrontent au cours des sept épreuves alternant théorie (quizz et reconnaissance des races) et pratique. Le tri des brebis avec un lecteur électronique s’annonce comme l’étape primordiale pour gérer son troupeau et lui permettre d’exprimer tout son potentiel. Les candidats doivent aussi apprécier la santé d’une brebis, les enjeux d’un troupeau en bonne santé étant cruciaux, et évaluer l’état d’engraissement des agneaux, la priorité de l’éleveur étant de produire des agneaux adaptés aux besoins du marché.

Sept épreuves test

La manipulation et l’évaluation de l’état corporel permettent au jury de constater si les jeunes connaissent les critères d’une meilleure productivité et les risques professionnels (notamment les troubles musculosquelettiques) liés à une mauvaise maîtrise de la contention ou de la manipulation. L’épreuve du parage des onglons donne l’occasion de sensibiliser les jeunes à l’intérêt pour l’animal de conserver de bons  aplombs et ainsi de prévenir l’apparition de certaines maladies. Tandis que l’épreuve du choix d’un bélier qualifié sensibilise à la génétique de
son troupeau, pour assurer une production raisonnée.

Suite à lire dans l’édition du 26 janvier 2018.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *