Une mobilisation à la mesure de la crise morale des campagnes.

Mobilisation exceptionnelle à Toulouse

Publié le 7 novembre 2014

5.000 manifestants. Plus de 400 tracteurs. Le monde agricole de la région et au-delà s’est mobilisé pour une impressionnante démonstration de force à Toulouse, ce 5 novembre. « Le mouvement a dépassé les seuls agriculteurs », se félicite Christian Mazas, Président de la FRSEA Midi-Pyrénées. « Je remercie les Chambres d’Agriculture et les salariés qui se sont joints à nous, les coopératives qui ont joué le jeu et les nombreux concessionnaires présents pour leur soutien. À part quelques remous sans gravité en fin de manifestation, la mobilisation s’est déroulée dans le calme et la dignité. Il n’y a pas eu de dégradation de mobilier urbain, ni d’affrontement avec les forces de l’ordre. Nous avons fait la preuve de responsabilité, quand d’autres ont montré tout le contraire ces derniers jours. Reste à savoir si ce Gouvernement est capable d’apprécier cette retenue, malgré la colère qui nous habite. Car si nos politiques ne comprennent pas qu’il y a le feu quand tous les agriculteurs descendent dans la rue de cette façon, s’ils ne nous donnent pas de réponses sur les 8 points durs de nos revendications, je ne sais pas ce qu’il faudra faire pour que les choses bougent. »

Repris dans 92 départements, l’appel à mobilisation de la FNSEA et de Jeunes Agriculteurs a vu 36.500 agriculteurs participer à des opérations allant de rassemblements syndicaux  devant des bâtiments administratifs à la distribution de produits en passant par des défilés de tracteurs. Une mobilisation exceptionnelle et réussie qui traduit bien la crise morale qui mine nos campagnes depuis de longs mois. Et qui porte ses premiers résultats, puisque le Gouvernement a apporté des réponses concrètes à 5 des revendications des 2 syndicats. « Pour les autres points, des pistes sont ouvertes », déclare Yvon Parayre, Président de la Chambre d’Agriculture 31. « Pour les Zones Vulnérables, nous n’avons été entendus que d’une oreille. Il va donc falloir maintenir la pression pour déboucher la 2ème. Nous ne faiblirons pas. »