Les arbres ont été plantés sur une parcelle d'orge avec un couvert de trèfle, qui feront place à un soja au printemps.

Agroforesterie : des arbres pour rééquilibrer le biotope

En février 2018, Paul Mirous, agriculteur sur le Domaine de la Combe à Villematier, a planté 180 arbres sur deux parcelles de céréales d’une surface totale de 3.5 ha.

L’objectif : encourager la biodiversité. Ce projet a été accompagné par l’association « Arbres et paysages d’Autan ». Depuis un an, la technicienne Alexandra  Désirée suit l’avancée du dossier, qui entre dans le cadre de la mesure 8.2.1 du PDRR. À ce titre, l’agriculteur va bénéficier d’un financement qui couvrira l’achat des plants, des filets et des piquets, ainsi que l’accompagnement technique. Ne restera plus à sa charge que la mise en place du chantier, dont il s’est occupé lui-même.

Des haies bocagères replantées

Les arbres ont été plantés sur une parcelle d'orge avec un couvert de trèfle, qui feront place à un soja au printemps.
Les arbres ont été plantés sur une parcelle d’orge avec un couvert de trèfle, qui feront place à un soja au printemps.

L’association « Arbres et paysages d’Autan »  vient régulièrement sur site. Ensemble, agriculteur et technicienne ont choisi les essences d’arbres qui correspondaient le mieux à la zone de terre : frêne oxyphylle, chêne pubescent, érable plane et érable champêtre. Des arbres fruitiers sauvages (pommiers et poiriers) ont également été sélectionnés. « Mon raisonnement a été moins de choisir de l’arbre noble que de favoriser le biotope », précise Paul Mirous. Intéressé depuis longtemps par la dimension environnementale, Paul Mirous a converti l’exploitation en bio quand il a repris le Domaine de la Combe en 2012. Il a replanté des haies bocagères, créé  une mare, cultivé un ha en maraîchage et rénové les bâtiments en cohérence avec son éthique. Ce fils d’arboriculteur à Elne (66) n’imaginait pas faire autrement. «  Ici, j’ai retrouvé mes repères de jeunesse auxquels je tenais. Sous l’impulsion de mon épouse, la conversion en bio m’oblige à une totale remise en cause des  pratiques. Pour cela, il faut être pointu et à l’écoute de la terre. Le secret, c’est d’observer. »
Paul Mirous tenait à pouvoir concilier ce projet d’agroforesterie avec les outils céréaliers à sa disposition. Les arbres sont ainsi plantés sur des petites parcelles, qui  ne demandaient pas à être irriguées au pivot. L’interrang, de 13 à 14m, est suffisant pour laisser passer une herse étrille.

suite à lire dans l’édition du 9 mars 2018.

 

Le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?

Les agriculteurs qui souhaitent mettre en place une parcelle en agroforesterie pour l’hiver 2018-2019 doivent déposer un dossier avant le 28 mars 2018.
En Haute-Garonne, l’association Arbres et paysages d’Autan (APA) compte parmi les structures habilitées à assurer la maîtrise d’oeuvre : conception du projet,  assistance technique du chantier, suivi des plantations, formation à la conduite des arbres.
Ce dispositif dans le cadre de la mesure 8.2.1 du Plan de développement rural régional (PDRR) de la région Occitanie est réservé aux agriculteurs exploitants. Il est accessible pour l’installation de systèmes agroforestiers sur des parcelles de plus de 1 ha dans le cas d’élevage et plus de 2 ha dans le cas de production végétale.

 

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