AVEC UN FONCIER RURAL EN REPLI, LA PRESSION URBAINE RECULE
Par Sébastien Garcia • 3 juin, 2013 • Catégorie: •Dans un marché du foncier rural en berne, en lien avec la crise économique, un constat peut sembler réconfortant : les biens quittant l’agriculture à des fins résidentielles sont les plus vivement touchés.
En effet, selon le bilan annuel du marché foncier rural, publié le 30 mai, par la fédération nationale des Safer, dans l’ensemble, le nombre de transactions recule de 4 %, les valeurs de 9 % et les surfaces échangées de 5 %. Et sur le marché dit de « l’urbanisation », les ventes de maisons à la campagne (anciennes fermes avec terrain) sont en recul de 13 % et leurs prix de 3,5 %, les ventes de petites parcelles résidentielles et de loisirs baissent de 4,8 % (prix : -18 %).
Quant au marché des biens destinés à l’urbanisation (terrain ayant encore une vocation agricole au moment de la vente), il baisse de 9,1 % en surface en 2012. Néanmoins l’urbanisation des espaces agricoles et naturelles se poursuit, avertit la FNSafer, notamment autour des grands pôles urbains et dans certaines zones littorales.
Le ralentissement de la pression urbaine sur les espaces agricoles est essentiellement lié à la conjoncture économique, concluent les Safer, et n’est dû, qu’en second lieu, aux mesures prises contre l’artificialisation des sols.
AgraPresse


