LES FABRICANTS D’ALIMENTS DU BÉTAIL DOUTENT DE LA POLITIQUE DE LE FOLL

Par Sébastien Garcia • 3 juin, 2013 • Catégorie: •

Le syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (SNIA) est inquiet pour l’avenir de l’élevage français. « Sans des élevages qui vivent correctement, il ne restera plus grand-chose de nos entreprises », a déclaré Alain Guillaume, président du SNIA, lors de son assemblée générale vendredi 31 mai 2013 à Paris. Il demande à ses adhérents de « continuer à améliorer la rentabilité de l’élevage », grâce à leurs conseils et à leurs gains de compétitivité.

Mais les fabricants d’aliments pour bétail sont dubitatifs quant au « produire autrement » prôné par le ministre de l’Agriculture. Certains industriels doutent notamment de la pertinence de l’incitation à l’autonomie des exploitations : pour Patrick Pageard, directeur général de Nutriciab, « On a une somme de savoirs dans nos entreprises, j’ai un peu de mal à croire qu’un producteur, avec trois cultures sur son exploitation, peut avoir la même efficacité ».

Le Belge Patrick Vanden Avenne, président de la Fédération européenne des fabricants d’aliments composés pour animaux (FEFAC), a regretté « qu’on ne puisse pas parler de gros élevages en France », une stratégie qui va entraîner « la perte des productions animales », selon lui.

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