Mot d’humeur

22 février 2019

Chers lecteurs, chères lectrices,
après 19 ans consacrés au Tup dont 16 années passées au sein du journal, j’ai pris la décision, en octobre dernier, de passer le relais. Durant ces longues années, avec vous, j’ai connu de bons moments mais aussi les difficultés grandissantes que vous traversez.
À vos côtés, j’ai participé aux différentes manifestations avec toujours un seul but, retranscrire au mieux, avec mes collègues, la réalité du moment.
Au quotidien, vos appels bienveillants, nos échanges même si certains étaient parfois rudes, vos encouragements, m’ont touchée et motivée
durant toutes ces années, et je vous en remercie.

Comme l’a écrit un jour Marie Curie, « La vie n’est facile pour aucun de nous. Il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l’atteindre coûte que coûte. »

À mon tour, aujourd’hui, de vous dire « tenez bon », « croyez en vous », car vous faites un merveilleux métier : nourrir vos proches et tous les citoyens
avec de bons produits.
Je vous souhaite bonne lecture du Tup pour de longues années.

Aline Galerne

Rédacteur-graphiste

11 février 2019

Le journal « La Dépêche » a publié le 21 janvier dernier un article à charge
contre la profession agricole. Cet article explique que les pratiques agricoles auraient aggravé les effets de l’épisode météo survenu le 16 juillet dernier dans le Lauragais et le Comminges. L’article accuse l’action humaine, et notamment l’agriculture, d’être responsable du débordement exceptionnel  des fossés. De plus, il met en cause les entrepreneurs de travaux agricoles. Or, ce n’est ni le propriétaire et encore moins l’entrepreneur qui décide des
techniques et les pratiques agricoles mais l’exploitant qui les transmet à l’entrepreneur.
Remettre en cause le professionnalisme de nos entreprises à la pointe de la technologie et des façons culturales avant-gardistes est inacceptable. Il est temps de rétablir la vérité !
Les exploitants, notamment les jeunes, ont besoin des entrepreneurs. Le recours à l’entreprise extérieure offre une solution pour travailler avec du matériel récent et performant, sans avoir besoin de l’acheter. En ces temps économiquement éprouvants, l’heure n’est pas à la division mais à la
complémentarité des compétences.

Jean-Marc Moumin
Président des Entrepreneurs des territoires (EDT)
Haute-Garonne/Ariège

25 janvier 2019

Il semblerait qu’Emmanuel Macron découvre le rôle des maires. Surprenant pour un Président de la République, non ? S’apercevant qu’il n’arrive plus à avancer seul face à des Gilets jaunes déterminés, il cherche des appuis auprès de la principale force des territoires : les maires ruraux. Sa venue à Souillac, dans le Lot, vendredi dernier n’est ni plus ni moins qu’une opération séduction auprès de 700 maires d’Occitanie. Nous ne sommes pas dupes de cette mascarade ! Cela me rappelle des moments de l’Histoire que m’ont raconté mes grands-parents : l’exode rural qui a suivi la Première guerre mondiale avait vidé les campagnes de ses forces vives. Les jeunes étaient partis en ville chercher du travail et un avenir. Quelques décennies plus tard, un nouveau conflit allait leur montrait le chemin retour et leur remémorait leurs racines. Ils revenaient dans les campagnes chercher sécurité et nourriture, qui leur manquaient dans leur nouvelle vie. Pourquoi se rappeler des campagnes uniquement quand tout va mal ? Nos territoires méritent mieux qu’une oeillade du Président quelques heures par an. Pour moi, le Grand débat, c’est chaque jour quand je suis aux côtés des habitants de ma commune. De même, l’avenir de la ruralité doit être une préoccupation de tous les jours. Au plus haut niveau de l’État. Et non une simple opération séduction, telle un bouquet de fleurs à son amoureux le jour de la Saint-Valentin.

Raymond Joube
Maire de Belbèze-en-Comminges

11 janvier 2019

À l’aube de cette nouvelle année, nous sommes heureux de vous présenter nos meilleurs vœux.
Que 2019 voit s’ouvrir de belles perspectives vers une agriculture reconnue et rémunératrice pour les femmes et les hommes qui la composent. Les Chambres d’agriculture occupent dans ce paysage un rôle-clé : dirigées par des élus, elles accompagnent au quotidien le développement des  agriculteurs et des territoires.
En cette année élective, le scrutin organisé ce mois va désigner la future équipe de professionnels aux commandes de la Chambre d’agriculture départementale. Cette équipe sera composée des membres élus sur les différents collèges, d’après des listes syndicales.
Afin de limiter le risque de contentieux avec les syndicats agricoles de notre département, nous avons choisi de retirer de notre pagination les traditionnelles pages d’expression syndicale jusqu’à la fin de la campagne électorale. En effet, l’une des listes en présence ayant déjà eu recours à un huissier pour nous sommer de publier des articles, nous entendons par notre choix laisser le débat investir le terrain et les réunions publiques plutôt que la voie de la presse.
Convaincus de votre compréhension, nous vous renouvelons nos meilleurs vœux et formulons l’espoir que 2019 apporte à chacun de vous, fidèles lecteurs, joie et réussite dans toutes vos entreprises, personnelles
et professionnelles.

L’équipe du Trait d’union paysan