Robogreen, l’outil radiocommandé tout terrain
Par Sébastien Garcia • 15 sept, 2011 • Catégorie: Machinisme, Vie locale •Décidément, DCMA Dario est un habitué des podiums. Après un prix décerné au SIMA Innovations Awards 2009 pour une épareuse automotrice, cet importateur haut-garonnais basé à Saint Jory, a remis ça à Innovagri Grand Sud-Ouest, avec un engin pour le moins original
Un couteau suisse télécommandé…
Importé depuis fin mars par DCMA Dario, le Robogreen est un outil aux multiples possibilités. Doté d’un moteur diesel Isuzu de 40 chevaux et d’un train de chenilles à entraînement hydraulique indépendant, le Robogreen peut être équipé d’un broyeur frontal, d’une fraise à neige, d’un taille-haie, d’un rotavator d’une faucheuse, d’une faneuse… la liste est impressionnante. « Là où un tracteur ou un automoteur ne pouvait accéder sans mettre en danger son conducteur, ce robot est la meilleure réponse aux problèmes d’entretien ou de travail dans les zones difficiles, puisqu’il peut évoluer sur des pentes pouvant atteindre 52° », résume Alain Dario. « Le Robogreen est vendu aux alentours de 42.000 € HT, avec un outil frontal. Nos clients sont principalement des entreprises de travaux agricoles, les sociétés d’autoroute et les collectivités territoriales. Les parcs et jardins s’y intéressent aussi, puisqu’on propose des chenilles équipées de patins en caoutchouc qui n’abiment pas le gazon. » Le concept a également séduit les membres du jury d’Innov-Agri Grand Sud-Ouest, puisque le Robogreen a remporté l’un des Trophées Innov-Agri, le 6 septembre dernier
… bourré de qualités
Le constructeur semble avoir pensé à tout pour la conception de son robot. Exemple de particularité intéressante, le Robogreen dispose d’un inverseur des pales de ventilation pour souffler et nettoyer toute la partie refroidissement, sans intervention directe du l’utilisateur. Évoluant dans des environnements difficiles, l’appareil est truffé de sécurités pour protéger la mécanique, l’utilisateur et même l’environnement, puisque l’huile utilisée pour alimenter l’outil frontal est biodégradable. À elle seule, la télécommande est un modèle du genre. Fabriquée par Autec, leader de télécommande professionnelle comme celles des grues de chantier, elle est d’une facilité de prise en main déconcertante et permet de maîtriser tous les paramètres du robot : direction, variation de la puissance du rotor et inversion de son sens de rotation, variation de la vitesse d’avancement et même inversion du sens des commandes, selon que le robot fait face ou non à l’utilisateur. « Mieux qu’une Game boy », sourit Alain Dario. La télécommande a une portée de 300 mètres, même si on ne travaille jamais à une telle distance si on veut être précis dans ce que l’on fait. Le robot et l’outil pèsent environ 1,2 tonne pour un encombrement (avec le broyeur) de 1,40 mètre de large pour 2,55 mètres de long. Très autonome, le Robogreene permet de réaliser des chantiers éloignés. « Le réservoir de carburant permet une demi-journée de travail », précise l’importateur. « Quant à la télécommande, que nous livrons en double, elle tient une journée et se recharge en 1h30 sur allume-cigare. L’utilisateur peut donc partir l’esprit tranquille pour plus d’une journée, d’autant que c’est un matériel robuste. Quant au SAV, il est assuré par des « points services » sur l’ensemble du territoire français. »





