Arterris dévoile son projet d’entreprise

Publié le 16 janvier 2016

Le 15 janvier dernier, Régis Serres et Jacques Logie, Président et directeur d’Arterris, avaient convié la presse professionnelle et économique à Toulouse pour présenter le projet d’entreprise 2015-2025 du groupe coopératif. « La mission d’Arterris est de porter le développement agricole sur tout son territoire, de structurer les différentes filières végétales et animales pour créer de la valeur, de valoriser l’acte de production et permettre l’installation d’un maximum de jeunes agriculteurs », résumait Régis Serres. « Notre ambition est de créer des filières cohérentes pour chaque production, en partant du marché, des attentes des consommateurs et de remonter en se positionnant sur l’amont et l’aval des productions par des partenariats et/ou des acquisitions. »

Conforter les filières Grandes Cultures…

Arterris veut maintenir à un haut niveau ses parts de marché de la collecte des céréales. Pour ce faire, la coopérative mise sur une croissance externe ciblée et la sécurisation des débouchés dans des filières structurées (Durum, Moulins Pyrénéens, Sofiprotéol, Panzani…).

Elle affiche également un développement ambitieux de sa filière agrofourniture viticole, en augmentant la surface de vigne suivie par le groupe de 50.000 à 90.000 ha d’ici 2025. Arterris compte valoriser son expertise grâce à des partenariats avec les leaders et prendre ainsi une place dans la chaîne de valeur sur ce marché viticole.

Dans le domaine des semences, le groupe entend développer ses partenariats actuels avec les grands semenciers mondiaux en s’appuyant sur le savoir-faire de son réseau d’agriculteurs multiplicateurs et la performance de ses 7 usines. « Le développement des hybrides en céréales à paille peut constituer un relai de croissance important », souligne le directeur. « Nous souhaitons aussi nous positionner à l’international et envisageons d’étendre notre action sur l’Italie et l’Afrique de l’Ouest. »

… et développer la filière animale

En fusionnant avec la Coopérative Synergie et ses 1.500 exploitations bovines, Arterris marque le point de départ de la constitution d’une filière « ruminants », déjà marquée par une position dominante du groupe en ovins. « Grâce à ce rapprochement, nous allons soutenir le développement de la production et de la commercialisation bovine », poursuit Jacques Logie. « En sécurisant les débouchés, nos adhérents pourront créer de la valeur ajouté sur leurs exploitations. » Pour saturer ses outils de transformation animale, le groupe va développer son propre réseau de magasins qui passerait de 8 à 20 dans les 5 prochaines années. Dans le même temps, Arterris continue de tisser de solides partenariats en matière de fabrication d’aliment de bétail, pour regrouper à la fois la zone du Piémont Pyrénéens et les contreforts du Massif Central. « La fabrication d’aliment du bétail est le premier vecteur de la performance des élevages », insiste le Président. « C’est pourquoi nous souhaitons optimiser la cartographie industrielle et logistique avec les grands intervenants de la région. »

Frais d’Ici au secours des jardineries

... et Jacques Logie, son directeur, à la rencontre des médias régionaux.
… et Jacques Logie, son directeur, à la rencontre des médias régionaux.

La jardinerie spécialisée souffre d’une atonie du marché et d’une saisonnalité excessive. Pour redynamiser ses magasins Gamm Vert, Arterris prévoit d’y introduire une offre de produits de terroir en Frais. La coopérative compte pour cela s’appuyer sur ses filiales Fermiers Occitans et Établissements Larroque (palmipèdes gras, volailles, lapins…), mais aussi sur le modèle des magasins Frais d’Ici, lancé l’an dernier à l’initiative d’Invivo. « Depuis le magasin Frais d’Ici de Portet sur Garonne, un autre à été ouvert à Dijon, un à Bordeaux et un 3ème va voir le jour dans la zone Arterris », rappelle Régis Serre. « Si l’ouverture d’un magasin complet demande beaucoup de temps et d’investissements, la création de « corners » Frais d’Ici dans nos jardineries est une solution pour améliorer leur attractivité, développer des débouchés à nos producteurs et ce, à moindre coût. La maîtrise de la mise en marché conditionne la performance et la pérennité des productions agricoles. C’est une condition nécessaire pour ne pas vivre des crises perpétuelles liées au déséquilibre de l’offre et de la demande. Et c’est bien tout l’objet de notre projet d’entreprise. »

 

Auteur de l’article : Sébastien Garcia