Regal, une (autre) occasion pour parler aux producteurs

La ferme de Mourlon était présente au fil des allées. © A.T.

Toulouse. La 17ème édition du salon Regal Sud de France a fermé ses portes le 15 décembre dernier. Au fil des allées, les visiteurs ont pu découvrir de nombreuses spécialités gastronomiques occitanes. Et force est de constater que le public n’était pas seulement gourmand : il a en effet posé beaucoup de questions.

Dimanche 15 décembre 2019, 14h30. La fin du salon approche, c’est aussi l’heure des premiers bilans. Pendant 4 jours, l’événement aura réuni près de 160 producteurs originaires de toute l’Occitanie. Ce sont également plus de 550 produits qui ont été proposés à la dégustation et à la vente. Les spécialités gastronomiques étaient nombreuses et diverses : les visiteurs ont ainsi pu (re)découvrir le jambon noir de Bigorre, l’huile d’olive de Nîmes, l’ail violet de Cadours, l’ail blanc de Lomagne, l’ail rose de Lautrec, des bières artisanales, l’oignon doux des Cévennes, les volailles fermières du Gers, des agneaux fermiers, les champignons secs de Lozère, de nombreux vins, etc. Des animations étaient également proposées.

Bien être animal, traitement phytosanitaire, etc.

Parmi les visiteurs : Luc, 30 ans. Le jeune homme, qui réside depuis peu à Escalquens – il est originaire de Lille, est venu ici découvrir la gastronomie occitane. « J’ai découvert plein de bonnes saveurs, récupéré de bonnes adresses pour venir voir les producteurs sur leurs exploitations. Je les ai aussi questionné sur le bien-être animal, l’utilisation des pesticides », raconte-t-il volontiers. Et il n’a, semble-t-il, pas été le seul. La Ferme de Mourlon, située à Beauchalot, près de Saint-Gaudens, est présente sur ce salon depuis 6 ans. « Cela permet de se faire connaître au niveau des professionnels et des particuliers. Il y a beaucoup de concurrence au niveau du foie gras. Les visiteurs cherchent du très très local et de bons produits avec un vrai goût. Comme nous sommes de Haute-Garonne, on nous situe un peu plus. Les gens sont très curieux, ils ont envie de comprendre. On nous pose des questions sur comment on élève les animaux » explique Simon Rey.

Le syndicat apicole de Midi-Pyrénées avait lui aussi un stand. « Il y a pas mal de questions autour de la santé de l’abeille. On sent que le public sait que ça ne va pas bien. Les visiteurs demandent comment on peut aider
les abeilles », souligne-t-on.

Une vitrine pour l’agriculture régionale

« Les questions portent essentiellement sur la conservation et la différence entre les différents ails », précise-t-on aussi sur l’espace de l’ail de Cadours. Parmi les exposants, il y avait aussi le syndicat des vins de Fronton. « Le Fronton, c’est le vin des toulousains. Il fallait qu’on soit là. Ce n’est pas un salon des vins, nous sommes plus dans de la représentation », mentionne-t-on. Là encore, la négrette ou encore le traitement phytosanitaire ont fait l’objet de questionnements. La section sommellerie du lycée des métiers de l’hôtellerie et du Tourisme d’Occitanie animait quant à elle l’oenothèque. « On nous demande les cépages, les origines. On apprend à parler, se faire comprendre. C’est très intéressant et enrichissant. Le vin, c’est une histoire », relate un élève, Thomas, 19 ans.

Pour sûr, ce salon – à la fois pédagogique et commercial – a été l’occasion pour beaucoup de se faire plaisir. De nombreux produits ont d’ailleurs été achetés pour les fêtes de fin d’année qui approchent à grand pas. Les gourmets vont se régaler.

A.T.

Auteur de l’article : Aurélien Tournier

Journaliste.