Un enjambeur rejoint la gamme Alpo

La société Sabi Agri, implantée dans le Puy-de-Dôme, vient de lancer la commercialisation d’un enjambeur électrique. Ses premiers pas ont eu lieu courant mars en Bourgogne. Des démonstrations se dérouleront dans d’autres vignobles lors de ces prochains mois.

La gamme Alpo du fabricant auvergnat Sabi Agri s’enrichit d’un nouveau modèle. On connaît bien sûr le « basic », doté de ses deux roues motrices et de 25 ch électriques. Un outil tourné principalement vers le maraîchage. Mais depuis, l’entreprise a également imaginé des solutions à destination du monde viticole.

Après le maraîchage, la viticulture

« Lorsque nous avons présenté le modèle Basic en 2017 lors du salon Tech&Bio (organisé tous les deux ans dans la Drôme NDLR), nous avons été approchés par des viticulteurs. Avec le retrait annoncé du glyphosate, ils recherchaient une solution légère et économiquement fiable », indique Laure Prévault-Osmani, co-fondatrice de la société Sabi Agri. Intervenir davantage dans les vignes pour désherber implique en outre des coûts supplémentaires ainsi qu’un problème de tassement des sols.

C’est dans ce contexte que la société a décidé de lancer dans un premier temps un Alpo version 4×4, équipé de 4 roues motrices. Il possède également une puissance de 50 ch électriques. « Il s’adapte à tous les terrains, même les plus pentus. Il est le jumeau de notre premier modèle, mais est plus puissant pour la vigne », note la dirigeante. Depuis quelques jours, c’est un enjambeur électrique qui a donc rejoint la gamme.

Jusqu’à 10 heures d’autonomie

Florent Barrière, maraîcher à Saiguède, a acquis un tracteur électrique Alpo (Basic) voilà un peu plus d’un an. Il n’avait pas manqué dernièrement d’évoquer les performances de ce modèle, sa simplicité d’utilisation, son coût de fonctionnement faible, ainsi que le respect de l’environnement. Cet enjambeur répond donc à ces mêmes objectifs.

Avec son châssis équipé de 4 roues motrices, sa puissance de 50 ch électriques, il offre jusqu’à 10 heures d’autonomie. « Il se recharge en 1h30, le temps d’une pause déjeuner. Il est également doté d’un toit solaire. Cette machine permet de réaliser les mêmes opérations culturales avec jusqu’à 10 fois moins d’énergie. La machine ne coûte que 3 euros par journée de travail », précise encore Laure Prévault-Osmani.

Aurélien Tournier

Auteur de l’article : Aurélien Tournier

Journaliste.